1e mission de volontariat en Nouvelle-Zélande

 

Je me suis trouvée une grande famille avec qui passer mon premier noël au soleil. Fraîchement arrivée en Nouvelle-Zélande, cette mission qui n’a pas été tous les jours facile m’a permis d’apprendre à conduire à gauche, m’a donné l’occasion de cuisiner pour beaucoup de monde et de rencontrer de super compagnons de voyage. Je vous raconte !

 

L’arrivée

Juste arrivée en Nouvelle-Zélande, j’ai démarré par un road-trip en compagnie de personnes rencontrées sur couchsurfing (un réseau d’hébergement gratuit entre voyageurs). Noël approchant, j’ai recherché un endroit convivial pour passer les fêtes. J’ai trouvé une mission de volontariat qui me paraissait bien correspondre : une communauté de voyageurs vivant près de belles plages sur la côte Est de l’île du Nord. Sur leur annonce en ligne, mes futurs hôtes recherchaient des personnes motivées pour vendre des fruits au bord de la route, éventuellement faire la cuisine pour toute l’équipe et ce pour 3 semaines minimum. Je me suis proposée pour ces 2 missions, en précisant que je ne souhaitais rester que 2 semaines, puisqu’on m’attendait sur l’île du Sud pour la mission suivante début janvier.

Je suis arrivée sans être sûre d’être attendue vu les échanges de messages incompréhensibles que j’ai eu avec l’équipe. En les relisant, j’ai l’impression qu’on me répondait en faisant des copié-collé de messages pré-rédigés. Mais Marcelo est bien venu m’accueillir à la station de bus le 21 décembre. J’ai appris rapidement que la personne qui répondait aux mails des volontaires était en voyage à l’autre bout du monde, pratique.

 

Le lieu

Il s’agit d’une maison construite sur un bout de terrain d’une ferme. Une grande cuisine, deux salles de bains, des chambres dortoirs avec plusieurs lits superposés, un petit salon et une espace extérieur aménagé pour que tout le monde puisse se retrouver ! Pour une raison qui m’échappe, j’ai eu le droit à la chambre située derrière la cuisine. Une pièce avec accès direct sur l’extérieur qui sert aussi de garde-manger. Pratique en cas de petit creux. J’y étais seule, dans un grand lit, jusqu’à ce qu’une cuisinière soit recrutée et s’installe sur le lit du dessus. Une partie des résidents dormait dans leurs propres véhicules aménagés ou dans des tentes au fond du jardin.

 

Le projet

L’équipe en charge tient une auberge de jeunesse dans Auckland l’hiver et ce commerce de vente de fruits l’été. Entre temps, ils trouvent le temps de voyager et de repartir chez eux en Amérique du Sud. Leur bon plan à Kati kati et dans la région alentour, c’est de louer des emplacements en bord de route aux collectivités territoriales pour y poster des volontaires et salariés qui y vendent des fruits locaux. Ils achètent aussi des voitures d’occasion (dans un état discutable). Ils louent une grande chambre froide où ils stockent les fruits. Fabriquent des panneaux pour annoncer les prix aux autres automobilistes. Et ils envoient des salariés et des bénévoles faire de la vente !
Il y a deux équipes, réparties de manière un peu inégale puisqu’on était que 6 ou 7 dans mon équipe et une bonne vingtaine dans l’autre.

Le “deal” pour les bénévoles, était 3 jours de travail et 4 jours de repos par semaine. Je suis arrivée à la période des jours fériés avec Noël et le nouvel an alors autant dire que j’ai été un peu avantagée. Mais c’était aussi le moment le plus intense, la zone étant très touristique surtout à cette période de l’année.

 

Les tâches

 

J’ai joué la cuisinière

Dès que je suis arrivée, on m’a demandé si j’avais envie de faire la cuisine pour les 25-30 personnes sur place… J’ai dit oui ! C’était censé être provisoire. La cuisinière était partie faire un tour à Auckland avec une de leurs voitures et devait revenir sous peu… Ils l’attendent toujours.

Je préparais et dressais les petits-déjeuner. Peu de temps après, c’est le repas du midi qui devait être prêt, pour remplir les tupperwares de l’équipe qui partait travailler. Ça demandait pas mal d’organisation mais heureusement, il y avait toujours de bonnes âmes qui venaient donner un coup de main. Souvent, du porridge et de la pâte à pancakes étaient déjà prêts quand je me levais.
Et petite subtilité, on ne mangeait que végétalien ! L’une des volontaires ne consommant pas de gluten, il fallait aussi imaginer des options pour elle. C’est un défi qui m’a bien plu, j’ai appris plein d’astuces en cuisinant avec mes nouveaux colocs.

Le soir, on cuisinait tous ensemble et c’était toujours un bon moment. On manquait en revanche de volontaires le moment de la faire la vaisselle venu.

 

Puis la marchande

J’ai quand même fini par me lancer dans le vif du sujet : la vente de fruits. J’avais hérité d’un lieu très prisé des vacanciers, juste devant la plage à Waihi.
Le point positif est que je n’avais que 30 minutes de route (certains roulaient pendant 2h pour se rendre à leur spot) et je pouvais utiliser les toilettes du restaurant situé à quelques mètres. Chose amusante – et géniale – quand je m’absentais pour aller faire un tour au resto, je laissais juste un mot disant que j’allais revenir. Et à mon retour, je retrouvais de la monnaie sur ma table laissée. Un autre point positif était de pouvoir manger des fruits et des avocats toute la journée. Et j’ai appris à conduire à gauche, ce qui était plutôt stressant au début. Je me suis aussi familiarisée avec la monnaie locale.

Le négatif : il y avait tout le temps des clients ! Même s’ils étaient très sympa, c’était épuisant. Je pouvais mettre 2 heures à installer et remballer mon stand parce que j’étais interrompue constamment. Il fallait absolument que j’accroche (par magie) tout un tas de panneaux en bois qui annonçaient les prix. Ils s’envolaient sans arrêt avec le vent mais on me reprochait de ne pas tous les avoir accrochés. Et je ne parle même pas des clients tatillons qui avaient besoin de palper toute une cagette d’avocats pour en choisir un… Le soleil était aussi dur à supporter. J’avais un parasol que je devais surveiller étroitement au risque de devoir lui courir après sur la route.

 

Le quotidien

Vivre en communauté demande un peu d’organisation. Comme partout, certains prenaient des initiatives, d’autres proposaient d’aider. Il en avaient à qui il fallait demander d’aider. Et bien sûr ceux qui se plaignaient de l’inaction de certains.

Pour parler “technique”, on était tous nourris et logés. Nous restaient à acheter des bières si on en voulait, qu’on partageait avec tout le monde en général.

 

Les à-côtés

Dans mes meilleurs souvenirs, il y a eu un petit déjeuner en assistante au lever du soleil sur la plage. Il y a aussi eu le réveillon de Noël où on s’est remis des cadeaux : on avait tous tiré au sort le nom de la personne à qui on offrait un cadeau fait main. On a finit la soirée en dansant. D’ailleurs la préparation du repas – la première fois que je préparait un repas de noël, qui plus est pour autant de monde – a été une bonne expérience. J’avais aussi fait une sangria qui a bien contribué à l’ambiance festive je crois. Qui a dit qu’on doit absolument boire du champagne pour les fêtes ? Le lendemain, c’était plage !

 

Profitant de quelques jours de libre entre Noël et le nouvel an, j’ai passé un beau séjour avec 3 compagnons de route, Tiphaine, Tom et Camille. On est allé dans le Coromandel, une péninsule située au Nord de Kati kati. On nous a annoncé à la dernière minute qu’on ne pourrait pas emprunter de voiture, on est donc partis en stop, les tentes sous le bras. On s’est bien amusés.
Tous les campings étaient plein alors on a dû faire preuve d’imagination. Pour la première fois, j’ai expérimenté le squattage de jardin. On a été demander aux gens si on pouvait poser la tente dans leur jardin et un vieux monsieur nous a accueilli chaleureusement, proposé d’utiliser sa salle de bain et parlé de toutes les rencontres qu’il avait fait avec d’autres voyageurs. On est rentrés à temps pour le nouvel an, un moment mémorable aussi.

 

Au moment de partir, je me suis rendue compte qu’on était 3 à aller vers le sud. J’ai donc proposé à Carole et Mylène de partir en stop, ce qui a été le début d’une autre belle aventure !

 

Bilan

Une expérience un peu folle, un peu hors du temps et que j’ai bien aimé. Mon premier Noël loin de la “maison” a été plutôt réussi et je suis repartie de ce lieu surmotivée pour parcourir le reste du pays !
Si le but uniquement commercial de la mission n’était pas des plus épanouissants, la promesse d’une expérience de vie en communauté était bien là.

 

Vidéo de Shota, un volontaire japonais, qui résume bien le séjour :

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